Pour découvrir Saint François, deux textes sont à votre disposition. Pour accéder au texte cliquez simplement sur le lien.

S'intéresser à Saint-François c'est découvrir sa spiritualité.....

Saint-François, frère universel

 

 

 

Lorsque l'on s'intéresse à Saint-François. Merci à Francois Marie pour ce magnifique texte.

Quand on s’intéresse à Saint François, on découvre que sa spiritualité est un diamant avec
plusieurs facettes et, une non des moindres, est la fraternité. Notre Père Séraphique en
entamant sa vie de radicalité évangélique, il n’a nullement pensé à s’entourer de disciples.
Pourtant, il a dû changer son fusil d’épaule, car bientôt d’autres personnes ont voulu
partager ses valeurs. Alors, notre Grand Patriarche a dû structurer tout cela et, original
comme toujours, il n’a pas fondé un ordre monastique comme il en existait déjà, mais bien
une fraternité. Dans ses écrits comme la Règle, les admonitions, les prières, deux mots :
fraternité et frères reviennent d’ailleurs à profusion, tant ils lui tenaient à coeur. Il est facile
de penser qu’il avait une prédilection pour le psaume 133 dans lequel il est écrit : « Oh ! qu’il
est agréable, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! C’est comme
une huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui
descend sur le bord de son vêtement. On dirait la rosée de l’Hermon, qui descend sur les
montagnes de Sion. C’est là que l’Eternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité ». Saint
François qui dans sa grande simplicité est un grand théologien se dit que puisque il n’y a
qu’un seul Créateur et Père, tous les êtres humains sont frères et sœurs, et allant encore
plus loin dans sa logique, il considère que tout ce qui est sorti des Mains Créatrices de Dieu
le Père, eh bien, ce sont ses frères et sœurs, que ces créatures soient animées ou inanimées,
visibles ou invisibles. Il devient ainsi le Frère universel et cosmique que nous connaissons. Ce
sens parfait de la fraternité, l’amène à louer le Créateur et à stimuler toutes les créatures à
le louer aussi, et il compose, alors qu’il était presque moribond et en proie à des souffrances
indicibles, le cantique le plus joyeux de la création !:
Très-haut, tout-puissant et bon Seigneur,
À toi louange, gloire, honneur,
Et toute bénédiction ;
À toi seul ils conviennent, ô Très-Haut,
Et nul homme n’est digne de te nommer.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
Spécialement messire frère Soleil.
Par qui tu nous donnes le jour, la lumière :
Il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
Et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
Dans le ciel tu les as formées,
Claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l’air et pour les nuages,
Pour l’azur calme et tous les temps :
Grâce à eux tu maintiens en vie toutes tes créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau.
Qui est très utile et très humble,
Précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,
Qui nous porte et nous nourrit,
Qui produit la diversité des fruits,
Avec les fleurs diaprées et les herbes.

Celui-ci est le poème initial, mais à la fin de sainte sa vie, deux évènements vont le marquer
et l’amener à y ajouter quelques lignes. Ce sont d’une part, l’évêque et le maire d’Assise qui
se chamaillaient sans cesse et d’autre part, l’affliction que ses infirmités et souffrances
continuelles lui causent. Comme son premier biographe le bienheureux Thomas de Celano,
qui l’a bien connu pour avoir vécu avec lui, nous l’atteste : notre Saint devint la proie de
toutes sortes de maladies si pénibles qu’aucun de ses membres n’échappa à l’atteinte de
violentes douleurs. Cependant, il n’appelait pas ses souffrances ennemies, mais bien sœurs !
Et voici donc ce que Saint François a composé en plus :
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ;
Qui supportent épreuves et maladies :
Heureux s’ils conservent la paix
Car par Toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur,
Pour notre sœur la Mort corporelle
À qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ;
Heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté,
Car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur,
Rendez-lui grâce et servez-le
En toute humilité !
Et moi, j’ajouterais en plus en toute humilité bien sûr… que, tous, nous puissions jouir pour
toute l’Eternité de la Vision et de la Présence Béatifique du Père, notre Créateur, du Fils,
notre Sauveur et de l’Esprit Saint, notre Sanctificateur. Ce Dieu qui, comme disait Saint
François, est notre Bien Suprême, Total, le plus Haut, le Seul, le Vrai, l’Unique, Grand,
Admirable, Immense, Infini, Tout-Puissant, Omniscient, l’Eternel, notre paix, notre joie, notre
TOUT. C’est le souhait que je formule à tous mes frères et sœurs de la Fraternité
franciscaine, présente, passée et future, et aussi à tous mes frères et sœurs en humanité
d’Adam jusqu’au dernier homme.
AMEN.

Saint François d’Assise, frère Universel

St François d’Assise est connu universellement par son message de Paix, de pauvreté, d’humilité, de fraternité universelle et d’Amour.

François est issu d’une riche famille de commerçants. Il a une enfance comblée et une jeunesse dorée faite de fêtes multiples. Il est aimé de tous pour sa courtoisie et sa gentillesse. Il participe à une campagne militaire qui le fait prisonnier et il tombe malade.

 

A son retour à Assise, la vie légère et frivole qu’il menait le laisse de plus en plus vide intérieurement. Commence pour lui une période de recherche sur le sens de la vie. Deux événements fondamentaux vont déterminer sa conversion radicale : la rencontre avec le lépreux et le crucifix de St Damien. Alors que François s’enfuyait à l’approche d’un lépreux, il descend de son cheval et offre au malheureux le baiser de la Paix. Dans l’église St Damien à Assise, alors qu’il prie, il entend : « François, va et répare mon église qui, comme tu le vois, tombe en ruine ».

François consacre alors tout son temps à réparer les églises et plus tard il comprend le symbole du message, plus profond, à reconstruire l’église même du Christ qui à cette époque est préoccupante. Il va grâce à la radicalité de sa foi et de son amour pour le Christ insuffler une force nouvelle. De nombreux compagnons enthousiastes sont attirés par ce message évangélique et adoptent cette nouvelle vie faite de pauvreté totale et consacrée à la prédication. C’est surtout l’humilité de l’Incarnation de notre Sauveur et la charité de la Passion qui avaient marqué profondément François.

Il fonde l’Ordre des Frères Mineurs, l’Ordre des Clarisses et le Tiers-Ordre.  Le Tiers-Ordre anciennement appelé l’Ordre de la Pénitence permettait à des laïcs de connaître l’évangile et constituait un chemin de conversion pour tendre vers la perfection.  Actuellement, encore, le Tiers Ordre ou Ordre Franciscain Séculier permet à des laïcs, qui le souhaitent, d’approfondir leurs connaissances de l’évangile et témoigner de l’idéal franciscain.  Une petite flamme pour transmettre la lumière à tous nos frères. 

François voit la création comme une œuvre de la bonté de Dieu confiée aux hommes et le merveilleux « Cantique des Créatures » reflète son émerveillement devant tant de sagesse et de puissance. Il est proclamé protecteur de l’écologie par le pape Jean-Paul II parce « qu’il a honoré la nature comme un don merveilleux donné par Dieu au genre humain ».

 
 
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